Le développement des chemins de fer en France a eu une composante territotiale importante. Organisés par la loi Migneret en 1865, par le plan Freycinet en 1879, et par une nouvelle loi en 1880, les réseaux secondaires ou d'intérêt local ont atteint 17 000 km en 1913; mais ce foisonnement n'avait pas une base économique solide.
Au fil des années, et selon les statuts, la technique, (voie métrique ou normale) et l'intérêt économique ou social, la pluspart des voies ont été fermées. Seules quelques exploitations subsitent avec des statuts très divers (services de voyageurs, trains touristiques, services sous-traités par la SNCF, embranchements particuliers, VFIL, etc ). Si les volumes transportés sont faibles, ces exploitations sont une source de compétences ferroviaires bien adaptées à des besoins locaux
Beaucoup d'autres grands pays ferroviaires ont su conserver des services territoriaux, soit par continuité historique (Allemagne) soit par des réformes globales (USA), et établir un schéma d'opérations plus souple que notre modèle français. L'idée qu'une dimension territoriale pourrait concourir au développement du fret ferroviaire est apparue à la suite du succès de la régionalisation des services de voyageurs. Sa première matérialisation est la mission confiée début 2005 à Jacques Chauvineau par le Ministère des Transports, suivie en 2008 par la mise en place d'une "Cellule d'appui à la création d'opérateurs ferroviaires de proximité"
Depuis, malgré les difficultés, les projets prennent corps...